Deezer: un nouvel espoir pour l'industrie du disque?

Publié le par Zorba le Break

deezer-copie-1.jpgC’est la nouvelle tarte à la crème d’une industrie du disque en plein marasme. Faute d’avoir compris et pris à temps le tournant stratégique généré par les nouvelles technologies, engluée dans une stratégie curieuse qui en fait le seul secteur d’activité au monde à mener des actions judiciaires contre ses clients (les affreux « pirates » qui téléchargent illégalement de la musique via les sites de peer to peer), la bande à Pascal Nègre ne sait plus trop à quel saint se vouer. Certains comme EMI envisagent même de changer une partie de leur business model en arrêtant la production de support pour se concentrer uniquement sur la gestion des droits d’édition. 
Le téléchargement payant, paralysé par la non-compatibilité des supports, ainsi que la vente de sonnerie de téléphone portable, longtemps présentée comme l’Eldorado salvateur, sont loin à l’heure actuelle de compenser l’écroulement inexorable du marché, accéléré par la réduction drastique des mètres linéaires consacrés au disque dans les points de vente. Bref tout ce petit monde, après s’être sérieusement gavé, est dans une sacrée merde.
Du coup, puisque les gens ne veulent plus acheter de disques et souhaitent bénéficier d’un accès illimité à toute la musique du monde, pourquoi ne pas la leur louer ? C’est ce que propose par exemple la FNAC : contre un abonnement mensuel, l’internaute peut écouter la totalité du catalogue des disques vendus par la FNAC sur son ordinateur en streaming. 
A peine lancé, le modèle est pourtant déjà dépassé avec Deezer, qui offre le même service mais gratuitement, avec l’aval de plusieurs éditeurs musicaux, sauf bien-sûr Universal, décidément allergique à internet et dont on peut souligner à nouveau le caractère visionnaire. Les internautes peuvent y mettre à disposition leurs MP3 et les ayants droit sont rémunérés grâce à la publicité présente sur le site. Les morceaux obtenus illégalement via Emule se retrouvent ainsi au final à rapporter un peu d’argent aux artistes. Joli retournement dialectique !!!
La richesse des morceaux à l’écoute sur Deezer sera donc proportionnelle au succès du produit et à la richesse de la discothèque numérique de ses utilisateurs. Le choix proposé commence pour le moment à être très large. Bien sûr, si vous êtes à la recherche d’un incunable funk des années 60, passez votre chemin. Mais pour écouter les dernières nouveautés et si la possession de supports musicaux physiques vous indiffère, vous trouverez largement de quoi rassasier votre curiosité et alimenter vos blogs en liens et extraits.

http://www.deezer.com/
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Publié dans Sites musicaux

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