Underworld - Crocodile

Publié le par Zorba le Break

Les temps semblent durs pour les anciens héros et hérauts de l'électro  britannique. Vieillir et surtout bien vieillir sont les principaux défis ausquels sont confrontés les anciennes superstars anglaises. A une heure où les jeunes gandins de la nu-rave ont à peine 20 ans et trustent les charts, où les divisions panzer de la minimale teutonne règnent sur tous les clubs de la planète, à l'heure même où, ultime affront, l'ennemi juré et héréditaire français relève la tête avec un renouveau de la French Touch, la question se pose: mais ils sont où, mais ils sont où les Anglais? Dans les sous-sols de Londres en train de réinventer le trip hop sous le nom de dubstep, sans doute, mais certainement plus aux temps de la techno héroïque et progressive propre à enflammer stades et festivals et dont Underworld étaient les étendards. Dur à avaler pour les auteurs de l'hymne générationnelle Born Slippy et de son refrain pour bovins soiffards (lager, lager, lager). Il n'est donc pas étonnant dans ces conditions que le nouvel album de Karl Hyde et Rick Smith, Oblivion With Bells, soit sorti dans une indifférence tout juste polie. D'aileurs, lorsque vous googlez Underworld, ultime affront, c'est le navet gothique de Len Wiseman du même nom qui sort en premier. Crocodile n'a ainsi fort logiquement pas provoqué la moindre émeute en club, même si en restant fidèle à leurs fondamentaux et en jouant leur jeu, Underworld s'en sort plutôt bien. Quelque chose me dit même qu'avec le retour de la house atmosphérique et le revival 90's qui s'annoncent, la hype pourrait sans crier gare s'emparer à nouveau des bonhommes. 




Publicité

Publié dans Singles

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article