Festival les Inrocks: Koko Von Napoo, New Young Pony Club, Kennedy, Bonde Do Role, Happy Mondays (La Cigale - 8 novembre 2007)
De retour à la Cigale pour le pélerinage annule et automnal du festival des Inrocks. Festival qui prend une saveur particulière cette année puisqu'il me donne l'occasion de voir enfin en live les Happy Mondays, groupe que j'espérais désesperemment de voir en chair et en os depuis 1989. 1989: rappelez-vous à l'époque les musiques électroniques étaient villipendées, fort peu répandues. Les campus français ne juraient que par le rock alternatif français (cétait la grande époque de la Mano) et dans cette océan d'intolérance, Manchester et sa légendaire Hacienda étaient t la nouvelle Jérusalem, la promesse d'un monde meilleur, d'un dance floor idyllique célébrant les bacchanales et l'alliance pour le meilleur du rock et de la house. Soit le cocktail explosif proposé par les Mondays. Ah le piano house d'Hallelujah, sa ligne de basse préparant l'arrivée de la voix guturale de Shaun Ryder. J'en ai toujours des frissons de bonheur. Et voilà enfin la chance de toucher, de voir ce qu'il reste du mythe. D'ailleurs la foule présente à la Cigale ce soir là n'était venu que pour les Happy Mondays. Les autres groupes n'eurent droit qu'à une attention polie. Koko Von Napoo, nouvelles découvertes CQFD, la star ac des Inrocks, ouvre les hostilités avec sa new wave punk funk, pas désagréable à l'oreille mais une peu redondante. Les New Young Pony Club arrivent ensuite sur scène: beaucoup d'attitude, de la présence mais peu de bons morceaux, à l'exception d'Ice Cream et une reprise amusante du désormais culte et incontournable Pump Up The Jam de Technotronic. Je suis un peu déçu alors que l'album tient plutôt la route. Heureusement Kennedy arrive, une bouteille de Vodka . Kennedy, le seul rappeur à l'eau de la terre en slim blanc et boa orange. Notre homme fait son show au milieu du public et délivre quatre morceaux pop rap assez cool. Assez loin de furie du baile funk des brésiliens de Bonde Do Role, énergiques et énervés pois sauteurs. Le baile funk, cette musique irrésistible mais putassière, ses samples de hard rock, ses parole salaces... Assez loin de l'univers de trentenaires rangés des voitures qui compose la majorité des spectateurs présent, qui applaudissent néanmoins poliment. Car tous désormais attendent l'arrivée des Mondays, réduits à Shaun Ryder et Bez. Enfin, après plusieurs minutes insoutenables, les voilà. A vrai dire je m'attendais au pire, tant les mancuniens sont réputés être souvent déplorables en concert. Heureusement, Les Mondays semblent en relative forme et surtout ils ont eu la bonne idée d'engager un backing band et une choriste à même de redonner l'énergie qui manque désormais à leurs corps usés par les excès. Alors que Bez semble encore vert et maracasses en main se fait arracher sa chemise par le public déchaîné, Shaun Ryder, un peu plus poussif, reste assis durant une bonne moitié du concert, sa voix largement recouverte par celle de la choriste visiblement là pour sauver les meubles. Mais ne faisons pas la fine bouche: une heure de magie mancunienne et tous leurs tubes plus tard, tout le monde repart ravi et en nage.