Concert The Streets - 29 mai 2006 (Le Bataclan)

Publié le par Zorba le Break

Le décor est planté : un splendide couché de soleil rougeoyant sur des palmiers, parfaite reproduction de la tapisserie qui orne le bureau de Frank Lopez dans Scarface, là où Tony Montana met fin à la carrière du vieux truand à coups de revolver. Les tee-shirts des musiciens (bassiste, clavier et batteur) sont à l’unisson, oranges et à motifs palmiers. Pourtant, la musique de The Streets, à l’exception d’un Has It Come To This ? qui s’achève en salsa, et d’un Mike Skinner qui a remonté les manches de sa veste pour un pur effet Don Johnson dans Miami Vice, nous éloigne de Miami et nous promène plutôt du côté des faubourgs popus des grandes villes anglaise.
Et dieu sait qu’il en a de la gouaille popu le gars Mike, quant il est, comme ce soir, en forme. Accompagné par le choriste-rappeur-boxer-bassiste, Leo the Lion, il parvient très rapidement, malgré une montée en scène un peu tardive (début du concert à 21 heures passées pour une ouverture des portes à 19h30 sans première partie), à se mettre la salle dans la poche. Tout y passe et tout est bon : reprises de I Bet You Look Good On The Dancefloor des Artic Monkeys et du Music Sounds Better With You de Stardust, larges lampées de cognac servies à même la bouteille au premier rang, mimiques comiques, jeux et échange avec le public. Parfaitement rompu à la scène, visiblement ravis d’être là, bien secondé par un Leo The Lion qui ne compte pas son énergie, notre lascar fait rapidement sauter la moitié de la salle en l’air pour ne plus la lâcher jusqu’à la fin. Seuls des intermèdes sur les morceaux les plus lents de son répertoire permettent à chacun de reprendre son souffle dans une chaleur étouffante.
Bien sûr, le live et une maîtrise approximative de l’anglais ne permettent pas forcément de rendre justice aux talents de conteur de Skinner mais qu’importe, ne boudons pas notre plaisir, d’autant que l’instrumentation live donne une autre dimension à ses morceaux. 
Ultime clin d’œil final, Skinner achève son concert, après un rappel, par une séance de crowd surfing. Là je l’ai trouvé un peu petit bras. Sur son site internet on peut le voir dans une séance de balcony diving autrement plus impressionnante.
 
 
 NB: La photo qui illustre cet article vient du site de la BBC. Rendons à César...
 
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Publié dans Concerts

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