Gary Bartz - Music Is My Sanctuary (Capitol - 1975)
Prix d'acquisition: 12 eurosGary Bartz, d’après les sites consacrés au jazz, fait partie des plus importants saxophonistes de cette discipline, a joué avec les plus grands (Cannonball Adderley, Art Blakey, Max Roach, Charles Mingus, etc.) et est souvent comparé à Coltrane. Je ne vais pas épiloguer sur les mérites comparés de tous ces musiciens car je ne connais pas grand chose au jazz. Par contre, je sais que Gary Bartz, comme beaucoup de ses contemporains, faisait peu de chose des chapelles et loin d’être un intégriste n’hésitait pas, comme Miles Davis, d’ailleurs, en mettre son art en résonance avec des sonorités plus accessibles, notamment le funk et la soul.
Music Is My Sanctuary fait partie de ces œuvres hybrides jazz funk, destinées à toucher un large public tout en maintenant une exigence assez élevée en termes de compositions et de production. Celle-ci est assurée par les frères Larry et Fonce Mizzell, qui avaient fait merveille avec Donald Byrd et les Blackbyrds dans une veine similaire.
Le saxophone de Gary Bartz est parfois un peu bavard mais la voix tombée du ciel de Syreeta Wright et l’instrumentation funky parviennent presque à le faire oublier. Bien que sortie à la fin des années 70, cet album rappelle les plus belles heures de la blaxploitation.
Music Is My Sanctuary est un classique absolu, tant les morceaux issus de l’imagination des frères Mizzell ont marqué et continuent de marquer la musique afro-américaine. Il n’y a qu’à voir le nombre de fois où leurs morceaux ont été compilés, dont le Music Is My Sanctuary qui donne son titre à l’album ou le nombre de musiciens qui s’en réclament.
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