Phil Spector - Back To Mono (1958-1969) (Abkco - 1991)

Publié le par Zorba le Break

Prix d’acquisition : gratuit
 
Depuis le temps que j’entends parler de Phil Spector, il fallait que j’arrive à mettre la main sur le coffret Back To Mono (1958-1969), compilé sous la direction du maître et regroupant ses œuvres les plus marquantes. Ma bibliothèque municipale a eu l’excellente idée d’en faire l’acquisition : sitôt emprunté, sitôt gravé !
Phil Spector ou la quintessence et un résumé à la lui tout seul de l’industrie du disque, à croire qu’il à tout inventé. Avant même les rappeurs, ce type avait adopté le style bling bling : manteaux de fourrures, voitures de luxe, maisons somptueuses. Comme les meilleurs producteurs actuels, sa griffe sonore est reconnaissable entre toutes (le fameux Wall Of Sound). Comme les plus avides producteurs de télé réalité, les chanteurs avaient peu de grâce à ses yeux, n’étant que des marionnettes interchangeables. Comme les plus véreux des producteurs, il a créé de nombreux labels pour sortir ses productions, escroquant ou se fâchant à chaque coup avec ses partenaires. Et pour compléter la légende, il niquait ses chanteuses avec une fâcheuse tendance psychopathe (allant jusqu’à séquestrer sa femme, la chanteuse des Ronettes, pour laquelle il avait une fascination maladive) et avait une petite tendance à se poudrer le nez (il fait même un caméo au début d’Easy Rider en junkie achetant de la coke, paraît-il).
 
Bref, ce type gagnait à ne pas être connu mais par contre, il faut avouer que musicalement sa réputation de génie n’est pas usurpée. Phil Spector a alimenté le monde en tubes impeccables (Be My Baby des Ronettes, Unchained Melody des Righteous Brothers pour les plus connus), jamais dégoulinants, à la hauteur des meilleures productions Motown de l’époque et qui à l’heure actuelle ont gardé toute leur fraîcheur et leur spontanéité.
 
Par contre, petite déception, ma bibliothèque s’est faite tirer le quatrième disque du coffret, qui contient notamment les titres de son légendaire album de Noël (A Christmas Gift For You From Phil Spector), que je n’ai donc pu écouter. Merde, tirer un album de Noël dans une bibliothèque au mois de mai, la perversion n’a plus de limite !!!!
 
 
 
 
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Publié dans Disques

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